À quoi résiste-t-on quand on résiste au féminin?

Par Isabelle Boisclair

Université de Sherbrooke

Read Bronwyn Haslam’s English translation of this essay.

« S’inscrire dans la marge jusqu’à ce que la marge occupe la moitié de la page »

– M. Yaguello

En 2004, je présentais les résultats d’une recherche sur la proportion d’hommes et de femmes recensé.e.s durant l’année 2003 dans les cahiers livres du Devoir et de La Presse [1], deux quotidiens montréalais. Les producteurs recensés étaient des hommes dans plus de 70 % des cas. En ce qui concerne le sexe des recenseurs, il était masculin dans une proportion variant entre 55 et 65 %. En dix ans, les choses ont-elles changé? Le décompte annuel de FCAL/CWILA pour l’année 2014 nous permet de prendre la mesure (et ce, même si le corpus n’est pas tout à fait le même, l’échantillon de FCAL étant beaucoup plus large [2]). C’est lorsqu’on les compare que les chiffres parlent. Et ce qu’ils nous disent, c’est qu’en une décennie, le portrait est pour ainsi dire resté inchangé. En matière de représentation des femmes [3] dans les médias littéraires, un maximum semble fixé autour de 30% [4]. Qu’est-ce donc qui achoppe?

Quand la valeur littéraire réside dans le sexe de l’auteur

Si les femmes composent 50% de la population, et qu’elles sont désormais autant scolarisées que les hommes – suivant de surcroît les mêmes cursus, ce qui atténue la différenciation –, ne devrait-on pas s’attendre à ce que cette mixité se reflète dans toutes les sphères de la vie sociale? C’est donc après la scolarité que le goulot se rétrécit. Quelles sont donc les étapes que les femmes ont à franchir pour que l’on puisse parler de leurs livres dans les journaux et magazines littéraires? 1° Soumettre un manuscrit; 2° être publiée. Mmh. Le chemin n’est pourtant pas si tortueux… Et bien entendu, le sexe de l’auteur n’est pas un facteur considéré dans le choix des manuscrits, pas davantage dans la décision quant à recenser ou non un texte. De nombreuses autres considérations entrent en ligne de compte, on le sait. Ce qu’on élude cependant en insistant sur ces autres facteurs, c’est le fait qu’au final, ce sont toujours les hommes qui récoltent la plus grande visibilité.

Alors peut-être les femmes sont-elles moins nombreuses que les hommes à soumettre des manuscrits? Cet argument, souvent avancé par les instances éditoriales pour leur défense, n’a jamais été formellement démontré. Et si c’était vraiment le cas, on pourrait déjà questionner ce déficit. Les filles ont-elles moins confiance en elles pour prétendre à l’écriture publique, comme l’avançait Germaine de Staël en 1800? Le cas échéant, la chose serait-elle attribuable à un quelconque gène féminin ou… au fait qu’il y ait moins d’œuvres de femmes enseignées dans les cours de littérature, moins d’œuvres de femmes discutées dans les médias, moins d’écrivaines représentées dans l’espace public?

Dans son étude sur le degré de mixisation de jeunes maisons d’édition littéraires, Audrey Tremblay (2014) note qu’une travailleuse éditoriale interpelée sur la question, après avoir soutenu d’emblée que sa maison recevait moins de manuscrits féminins,

a extrait au hasard [de sa liste de réception], une tranche de 50 manuscrits reçus entre janvier et mars 2010. Dans cette tranche, elle dénombre 29 hommes, 20 femmes et un seul manuscrit indéterminé. Surprise devant la grande proportion de femmes, elle recommence l’expérience parmi les manuscrits envoyés entre avril et juin 2010 : 27 hommes, 20 femmes et 3 personnes indéterminées. Ainsi, au-delà des impressions, sur 100 manuscrits pris au hasard entre janvier et juin 2010, 56 % proviennent d’hommes, 40 % de femmes et 4 % sont indéterminés : les hommes envoient certes davantage de manuscrits (128-129),

mais dans une faible proportion. Tremblay en conclut qu’il serait plausible que les conceptions que chacun.e se fait du masculin et du féminin, des hommes et des femmes, influencent les perceptions des instances éditoriales. Il arrive même que celles-ci soient exprimées très candidement; selon un travailleur de l’édition interviewé par Tremblay, «[l]es écrits des hommes développeraient […] “des idées”; ceux des femmes seraient “plus instinctifs, plus émotifs” » (132-133). Comment ne pas envisager que ces perceptions influencent également les instances critiques? Interviendrait ainsi, à chaque étape du processus, un « inconscient de genre » [5], biais qui désavantage les femmes [6]. Et pas plus que pour les chiffres concernant le « sexe des manuscrits », on ne détient de chiffres sur l’ensemble d’œuvres littéraires publiées selon le sexe des auteur.e.s. L’on sait cependant que pour quiconque écrit, la réception critique est primordiale. Certes, elle n’atteste pas de la valeur littéraire; elle favorise cependant clairement la circulation du nom et de l’œuvre, l’inscription de cette dernière dans l’histoire littéraire, qui devient alors plus susceptible d’être lue, éventuellement enseignée, puis consacrée. C’est le premier tourniquet de la mécanique qui peut mener l’œuvre jusqu’aux instances de consécration et qui qualifie l’auteur.e comme écrivain.e. Il faut ensuite voir le jugement prononcé, le discours qui estampille la valeur sur une œuvre. Mais le premier pas, c’est bien cette réception, cette reconnaissance. Or, les chiffres de FCAL/CWILA le montrent : les femmes reçoivent globalement moins de reconnaissance. Qui plus est, elles participent davantage à la reconnaissance des œuvres d’hommes qu’à celle de femmes. Les résultats sont parlants, et donnent la mesure du peu de légitimité reconnue aux femmes, du peu de place que leur accorde le champ littéraire [7]. Cette mise à l’écart des femmes s’appuie sur une longue tradition de dénégation et de disqualification de la valeur des créations des femmes (Orieul, 2015), laquelle à son tour s’appuie sur leur naturalisation (Naudier, 2016, à paraitre), qui fonde les préjugés posant a priori les créations des femmes comme nécessairement moins vigoureuses et moins rigoureuses que celles des hommes.

À quoi résiste-t-on?

Devant de telles disparités, les dénonciations se multiplient, aussi bien dans les sphères culturelles que scientifiques ou politiques [8]. Il en est de même pour diverses initiatives de promotion explicite de la culture des femmes (expositions, festivals, événements destinés aux œuvres produites par des femmes), nécessaires aux femmes pour s’inscrire dans le monde et se rendre visibles : mettre en place des women’s club pour contrer le poids de la tradition historique des boys’ club. Cela dit, on a hâte que l’un et l’autre club finissent par fusionner – et qu’ils s’assurent d’une représentation égalitaire. Mais d’ici là, la question reste entière : à quoi résiste-t-on quand on résiste au féminin [9], prisme à travers lequel sont perçues les œuvres des femmes? De quoi veut-on se préserver? Que craint-on? Que ce soit mièvre, vraiment? Eh, nous ne sommes plus au 19e siècle! D’ailleurs, s’il y a bien une littérature mièvre, elle est le fait des deux sexes. (Oui, certains romans écrits par des hommes sont mièvres, j’en ai rencontré! Ils sont cependant rarement ainsi qualifiés par la critique, comme si cette épithète ne pouvait s’accorder au masculin.) Alors, à quoi résiste-t-on? À l’autre-féminin? Mais… cette altérité supposée ne devrait-elle pas jouer en faveur des femmes – puisque n’est-ce pas, la littérature est notamment valorisée en raison du lieu privilégié de la rencontre avec l’autre [10] qu’elle constitue? On se demande vraiment quel est le danger, d’aller voir ce qui se passe – ce qui se pense – de l’autre côté du genre.

Mais surtout : que faire pour remédier à la situation? Il suffit d’apprendre à compter, est-on tentée de dire. Plus sérieusement, plusieurs pistes s’offrent à nous [11]. Au premier chef, parler, dénoncer, comme on l’a vu plus haut. Ensuite, sensibiliser plus spécifiquement l’ensemble des intervenant.e.s (éditeurs et éditrices, responsables de presse et autres programmateurs culturels) afin que, avant de boucler définitivement un numéro ou une saison, ils et elles en soupèsent la mixité. Puis, se mobiliser (Besse, 2015). Tiens, pourquoi pas une journée J’achète la culture des femmes, comme fut lancée, l’an dernier, avec un beau succès, la journée « Le 12 août, j’achète un livre québécois »? [12] En un jour désigné, on achètera un livre écrit par une femme, un billet de théâtre, de cinéma, un album d’une œuvre signée par une femme. Ce n’est évidemment pas suffisant pour instaurer un régime équitable, mais c’est un pas. Enfin, à plus large échelle, c’est un observatoire de l’égalité dans les arts et la culture qu’il faudrait, question d’instruire l’affaire [13]. L’initiative de FCAL/CWILA, qui va dans ce sens, est à saluer.

Pour l’heure, il incombe aux associations d’éditeurs et aux responsables des cahiers et magazines littéraires de reconnaître que les femmes ne reçoivent pas leur juste part et d’envisager une correction. On entend déjà des rebuffades : Quoi, des quotas? Pas des quotas : de l’ouverture. Une volonté d’équité. La considération que les hommes reçoivent collectivement, ils la doivent en partie à l’effacement du féminin, et ça, il faut le dire. Et oui, si on augmente la part des femmes, il y aura, à coup sûr, diminution de celle allouée aux hommes. Le nombre de pages dans un journal ou une revue est compté. Ça peut sembler choquant? Pourtant la situation inverse existe depuis trop longtemps, sans apparemment choquer personne.

***

Dans Une chambre à soi, Virginia Woolf écrivait qu’il nous fallait travailler à la venue de l’écrivaine – la « poétesse » – : « […] il ne faut pas […] nous attendre à sa venue sans effort, sans préparation de notre part, sans que nous soyons résolues à lui offrir, à sa nouvelle naissance, la possibilité de vivre et d’écrire. Mais je vous assure qu’elle viendrait si nous travaillions pour elle et que travailler ainsi, même dans la pauvreté et l’obscurité, est chose qui vaut la peine » (1992, p. 171) [14]. Si la femme écrivain est advenue, sa présence fait toujours l’objet d’une résistance. Avons-nous assez travaillé? Nous lui avons certes donné la possibilité de vivre et d’écrire, mais l’accueille-t-on vraiment? Il semble que non. La place qu’on lui fait reste congrue. Alors il faut travailler encore. Et si c’est l’image du plafond de verre qui s’impose à nous pour illustrer l’impossibilité d’accéder à une certaine hiérarchie dans la sphère économique, celle qui s’impose à notre esprit ici est celle du tapis roulant… les femmes marchent, oui, tant qu’elles peuvent, et elles écrivent, tant qu’elles peuvent, mais voilà, le dispositif qu’on a glissé sous leurs pieds les astreint à faire du surplace.

 

[1] Les chiffres avaient été compilés durant toute l’année 2003 (Boisclair, 2004a). Je résume ici les conclusions. Au chapitre des producteurs, les deux quotidiens affichaient des résultats semblables : 73% d’hommes recensés annuellement au Devoir, contre 27% de femmes ; 72% d’hommes recensés annuellement à La Presse, contre 28% de femmes. Dans les deux journaux, il y a plus d’hommes parmi les producteurs recensés : plus de 2 ½ fois la proportion de femmes. L’écart est moins grand du côté des recenseurs : 54,5% des recenseurs étaient des hommes au Devoir, contre 66% à La Presse, et 34% des recenseurs de La Presse étaient des femmes, contre 45,5% au Devoir. Il y a donc plus de femmes recenseurs (34% et 45,5%) que de femmes recensées (27% et 28%). On note une plus grande ouverture aux femmes du côté du Devoir, mais seulement au chapitre du sexe des recenseurs.

[2] Voir les chiffres de FCAL pour l’année 2014. Notons que la méthodologie, elle, est sensiblement la même : il s’agit dans les deux cas de rapporter la proportion d’hommes et de femmes recensé.e.s par la critique, et la proportion d’hommes et de femmes critiques dans les cahiers littéraires, puis la mise en rapport du sexe des recenseur.e.s avec le sexe des auteur.e.s recensé.e.s. Cependant, les chiffres en 2004 étaient ventilés par genre littéraire. Notre interprétation des résultats allait alors dans le même sens que Catherine Lalonde, directrice du Cahier Livres du Devoir, dans un entretien qu’elle accordait à FCAL : la forte proportion d’essais recensés par ce journal infléchit les résultats en faveur des hommes, les femmes écrivant moins d’essais que les hommes, les recensant moins aussi (Scott Leslie [s.d.]). Et s’il en est ainsi, c’est avançons-le, pour une raison de déficit d’autorité, l’essai étant le genre par excellence consacrant l’autorité (Tellier, 2010). Tandis que la littérature jeunesse infléchit les résultats en faveur des femmes cette fois. Mais même malgré ce biais qui leur est favorable, les femmes demeurent minoritaires.

[3] Concernant ma position inclusive quant à cette désignation, je ne peux que renvoyer à la note qu’écrivait l’année dernière Evelyne Ledoux-Beaugrand dans son essai pour FCAL/CWILA (Ledoux-Beaugrand, 2014, note 12).

[4] Quelques observations sur le décompte de 2014 de recensions francophones: si l’on exclut les livres co-écrits par des auteur.e.s des deux sexes ou dont le sexe n’est pas connu, 27% des recensions portent sur des livres écrits par des femmes contre 62% sur des livres écrits par des hommes. Les femmes signent 34% des recensions du corpus, les hommes 67%. Ce sont des femmes qui reçoivent des textes écrits par des femmes dans une proportion de 43% ; elles reçoivent des textes écrits par des hommes dans une proportion de 46%. Les hommes reçoivent des textes écrits par des femmes dans une proportion de 20%, et des textes écrits par des hommes à hauteur de 64%. C’est donc dire que les réceptrices commentent de façon à peu près égale les textes d’hommes ou de femmes, mais que les hommes commentent très peu de textes de femmes. Quelques médias s’écartent de cette norme : le média où les hommes s’intéressent dans une plus grande proportion aux textes des femmes (34%) est Lettres québécoises – mais rappelons que partout, les récepteurs sont plus nombreux que les réceptrices. À Liberté, les femmes s’intéressent peu aux textes des autres femmes, 26% contre 70% aux textes d’hommes – mais c’est là que les réceptrices sont plus nombreuses (40%). Spirale, qui les suit de près à ce chapitre (38 %), est la revue où les femmes accordent le plus d’importance aux textes écrits par des femmes, y consacrant 54% des textes. Ici, peut-être les chiffres sont-ils gonflés par le numéro 247, présentant un dossier sur le féminisme dirigé par Martine Delvaux. Si, chez Nuit blanche, il est notable que les femmes s’intéressent aux textes d’hommes (48%) et de femmes (50 %) dans une relative égalité, il est dommage que ce souci ne soit pas porté par leurs confrères, qui s’intéressent dans un maigre 12% aux textes des femmes – le chiffre le plus bas de tous – contre 72% aux textes d’hommes ; et c’est là que les femmes sont en moins grand nombre. Comme on le voit, les chiffres sont utiles, donnent un bon portrait de la situation, mais ils nous portent souvent au seuil de nouvelles questions.

[5] Inspirée de la proposition de « conscience de genre » d’Eleni Varikas (1986), j’ai formulé cet inconscient de genre « pour souligner l’action occultée de la dimension sexuée des rapports sociaux lorsque, par exemple, quelqu’un, tout en reconduisant dans l’écriture (un auteur) ou dans la lecture (un critique) les rapports sexués, ne les questionne pas » (Boisclair, 2002, p. 80). Le résultat de ce biais relègue le féminin (et les femmes qui y sont associées) au particulier, à quelque chose de spécifique aux femmes et à ce titre, ne les intéressant qu’elles, tandis que le masculin intéresse tout le monde, y compris les femmes. Comme le rappelle Delphine Naudier, « […] l’aptitude à universaliser le point de vue est déniée aux femmes. » (2016, à paraître).

[6] Voir par exemple le récit de Catherine Nichols ayant soumis son manuscrit sous deux noms différents, l’un féminin l’un masculin, avec des réponses fort différentes… (Nichols, 2015). Ce biais n’intervient pas uniquement dans le monde littéraire. Des recherches démontrent que dans le domaine de l’éducation, la considération pour les femmes, la valeur et les qualités qu’on leur prête, sont d’emblée déficitaires (Fugler, 2015).

[7] Pour une histoire de la progression des femmes dans le champ littéraire québécois, voir Isabelle Boisclair (2004b).

[8] Voir par exemple le tumblr « Congrats, you have an all male panel! »; la page facebook « Décider entre hommes », ou encore Besse (2015), Boisclair (2015), Cadieux (2015) et Smith et al. ([2015]).

[9] Si j’évoque ici le féminin comme obstacle possible plutôt que les femmes, c’est bien que j’ose croire que la résistance ne vise pas explicitement les femmes, qu’elle n’exprime pas une littérale misogynie. Je postule plutôt qu’elle relève de la croyance selon laquelle les femmes sont naturellement porteuses des valeurs qui sont corrélées au féminin. Mais au final, en résistant au féminin, c’est bien les femmes que l’on atteint, le symbolique et le matériel étant irrémédiablement liés.

[10] Certes, le texte n’est pas un sujet, mais Gaudez invite à s’attacher à la subjectivité qui y est médiatisée. Selon lui, « [l]’intersubjectivité est à l’œuvre aussi bien entre les différents actants dans le texte, qu’entre l’auteur/lecteur, auteur/texte, ou texte/lecteur. [Dans son article], la relation texte/lecteur est systématiquement considérée comme une relation intersubjective socialement définie » (Gaudez, 2010, p. 98, note 38).

[11] Dans sa recension critique du rapport « Achieving Equity in Canadian Theatre: A Report with Best Practice Recommendations » de Michelle MacArthur, Louise Forsyth relève quelques-unes des pistes qui y sont proposées en vue d’atteindre une plus grande équité (2015, à paraître).

[12] Voir la page Facebook de l’événement.

[13] Un organisme semblable à H/F Île-de-France (merci à Dinaïg Stall de m’avoir signalé l’existence de cet organisme). D’autres initiatives plus ciblées, comme Où sont les femmes ont également leur utilité (voir aussi, sur Twitter, les mots-clic #OùSontLesFemmes et #EtLesFéministesComptaient).

[14] Merci à Émilie Notéris d’avoir rappelé ce passage à ma mémoire dans son texte « Science et sensibilité » (2015).

Références :

BESSE, Caroline (2015), « Sexisme à Hollywood : comment les actrices se mobilisent », Télérama, 12 août, http://www.telerama.fr/cinema/sexisme-a-hollywood-comment-les-actrices-se-mobilisent,130112.php

BOISCLAIR Isabelle (2015), « Scène culturelle : où sont les femmes ? », Le Devoir, 12 août, http://www.ledevoir.com/culture/actualites-culturelles/447308/scene-culturelle-ou-sont-les-femmes

BOISCLAIR, Isabelle [en collaboration avec Manon Monette] (2004a), « Le sexe de la légitimité. Analyse de la réception critique selon le sexe des producteurs et des recenseurs dans deux quotidiens de la presse québécoise », Colloque « Femmes et champ littéraire : enjeux de légitimité », 72e congrès de l’ACFAS, 12 et 13 mai 2004, inédit.

BOISCLAIR, Isabelle (2004b), Ouvrir la voie/x – Le processus constitutif d’un sous-champ littéraire féministe au Québec (1960-1990), Montréal, Nota Bene.

BOISCLAIR Isabelle (2002), « Incidence herméneutique de l’identité sexuelle, mélecture et émergence de la lecture au féminin », dans Josée Vincent et Nathalie Watteyne (dir.), Autour de la lecture. Médiations et communautés littéraires, Québec, Nota bene, p. 77‑100.

CADIEUX, Alexandre (2015), « Où seront les femmes ? », Le Devoir, 8 septembre, http://www.ledevoir.com/non-classe/449496/theatre-ou-seront;

FORSYTH, Louise (2015, à paraître), « Daring to Challenge Pervasive and Unfair Discrimination in the Theatre Industry », à paraître, Canadian Theatre Review, n° 164, automne.

FUGLER, J.P. (2015), « Why the Lack of Women in Educational Leadership Matters », Huffington Post, 2 juillet, http://www.huffingtonpost.com/jp-fugler/lack-of-women-in-education_b_7708220.html?utm_content=buffer72673&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

GAUDEZ, Florent (2010), « De l’intersubjectivité texte/lecteur comme construction fictionnelle », dans Florent Gaudez (dir.), La connaissance du texte. Approches socio-anthropologiques de la construction fictionnelle, Paris, L’Harmattan.

LEDOUX BEAUGRAND, Evelyne (2014), « Quand les femmes comptent », FCAL/CWILA, http://cwila.com/quand-les-femmes-compten/

NAUDIER, Delphine (2016, à paraitre), « Genre et activité littéraire : le double jeu de la nature », dans Jan-Ré Mélody (dir.), L’œuvre du genre, Paris, L’Harmattan.

NICHOLS, Catherine (2015), « Hommes de Plume : What I Learned Sending My Novel Out Under a Male Name », Jezebel, 4 août, http://jezebel.com/homme-de-plume-what-i-learned-sending-my-novel-out-und-1720637627

NOTÉRIS, Émilie (2015), « Science et sensibilité », L’Humanité, 2 septembre, p. 22-23.

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TELLIER, Carolyne (2010), Une question d’autorité ou l’autorité en question. Sexuation de la rhétorique dans l’essai québécois (1977-1997), thèse de doctorat, Département des lettres et communications, Université de Sherbrooke, 310 p.

TREMBLAY, Audrey (2014), Mixité et égalité dans le champ éditorial québécois. Étude des compositions des maisons d’édition contemporaines et catalogues (1995-2005), mémoire de maîtrise, Département des lettres et communications, Université de Sherbrooke, 174 p.

VARIKAS, Eleni (1986), La révolte des dames. Genèse d’une conscience féministe dans la Grèce du XIXe siècle (1833-1908), thèse de doctorat d’histoire, Paris VII, 476 p.

WOOLF, Virginia (1992 [1929]), Une chambre à soi, traduit de l’anglais par Clara Malraux, Denoël, p. 171.

Isabelle Boisclair

Crédit: Photo Université de Sherbrooke par Michel Caron

 Isabelle Boisclair est professeure en études littéraires et culturelles à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches portent sur les représentations de l’identité de sexe/genre et de la sexualité dans les textes littéraires. Elle a publié Ouvrir la voix/e. Le processus constitutif d’un sous-champ littéraire féministe au Québec (1960-1990) (Nota bene, 2004) et dirigé plusieurs collectifs. Elle a également co-signé, avec Lucie Joubert et Lori Saint-Martin, Mines de rien. Chroniques insolentes (remue-ménage, 2015)

 

CLC logoWe gratefully acknowledge the Canadian Literature Centre for their funding and support of this essay.

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